Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 22:06

 

APPEL A COMMUNICATION

Les chercheurs académiques représentant différentes traditions disciplinaires
peuvent présenter des propositions de communication qui s’insèreront dans l’un
des trois grandes ateliers suivants :
I. Les textes,
II. Les contextes
III. Les expériences organisationnelles de l’engagement : cas concrets
Des ateliers de doctorants seront également organisés afin que les jeunes
chercheurs puissent présenter leurs travaux et articles.
A titre d’illustrations, pourront être traités les thèmes suivants :
• Les terrains de l’engagement : famille, association, parti, organisation et entreprise
• L’engagement et l’accountability
• L’engagement selon les cultures
• L’auto-engagement
• Cycles et temporalités de l’engagement
• La motivation dans l’engagement.
• La question des générations, l’immédiateté :
• Engagement, désengagement, réengagement en entreprise
• Le nouveau modèle d’engagement
• La crise de l’engagement. Il ne faut pas sublimer l’engagement et l’absolutiser. « Permanences et
métamorphoses de l’engagement. »
• Analyser l’engagement en termes législatifs
• Comment mesurer, évaluer l’engagement ?
• Le rapport intergénérationnel dans la conception de l’engagement
• La dynamique de l’engagement
La journée de recherche donnera lieu à diverses publications :
1- Les actes sous format électronique et CD ROM.
2- Les articles sélectionnés par le Comité scientifique qui seront publiés soit :
• dans une revue classée AERES en SIC
• dans la revue Question(s) de Management
• dans un ouvrage collectif

 

 

Modalités de soumission et de sélection des propositions
Les propositions de communication, d’une page maximum, bibliographie comprise, doivent être adressées
exclusivement par courriel à Simon BERLIERE (sberliere@groupe-igs.fr) et Fadila BAKKAR-LETURCQ
(fbakkar@groupe-igs.fr) pour le 30 juin 2011 au plus tard. Elles peuvent être rédigées en français ou en
anglais. Les auteurs devront préciser le titre provisoire de leur communication, la problématique, l'objet, le
type de méthodologie et le terrain de leur travail ou les sources sur lesquelles ils s’appuient, s’il n'est pas lié
à un terrain précis. L’examen des propositions sera confié aux organisateurs et au Comité scientifique du
colloque. Chaque proposition fera l’objet de deux expertises, les organisateurs se réservant le droit de
trancher dans le cas de deux appréciations divergentes.
Centralisation des textes
Les candidats retenus devront adresser leur contribution écrite pour le 20 octobre 2012 au plus tard. Le
nom du fichier doit être nommé de la façon suivante : votre nom, suivi de la première lettre de votre prénom et de
l'extension DOC (MS Word 2003).
Par exemple, Alain DERES soumettrait le fichier ALAINDERES.DOC.
Afin de limiter le temps de présentation des communications et de faciliter les échanges entre les
intervenants et avec le public, qui sera composé de chercheurs, d’étudiants, de responsables d‘institutions
éducatives et universitaires, d’acteurs du monde politique et des entreprises, les textes seront diffusés
auprès des autres intervenants et seront mis à disposition du public le jour du colloque sous format CDRom.
Adresses de contact :
sberliere@groupe-igs.fr et fbakkar@groupe-igs.fr
Normes de présentation des articles
35 000 signes - Le nom de l’auteur et sa courte présentation, son appartenance institutionnelle et l’adresse
complète doivent figurer uniquement en page de garde. Les articles ne doivent pas comporter d’annexes :
tableaux, schémas, et autres ajouts sont insérés dans le texte. Les parties suivent une numérotation simple :
1, 1.1., 1.1.1., etc.
Titre : times 18 en gras
Nom de l’auteur : times 14 en gras
Résumé et Abstract en gras en 16, puis contenu en times 12
Titre 1 : Times 14 en gras
Titres 1.1 : Times 12 en gras
Conclusion : Times 14 en gras
Bibliographie : Times 14 en gras, puis contenu en times 12, suivant le modèle suivant :
Ouvrage : Nom de l’auteur et Initiale du prénom, date de publication, Titre de l’ouvrage, Editeur, lieu
d’édition, (exemple : Mintzberg H. (1994) Grandeur et décadence de la planification stratégique, Dunod,
Paris).
Article : Nom de l’auteur et Initiale du prénom, date de publication « Titre de l’article », Titre de la revue,
Vol. x, No. x, p. x-y, date de publication (exemple : G. Koenig (1996), « Karl. E. Weick », Revue française de
gestion, No. 108, p. 57-70, mars-avril-mai).
Les titres, intertitres, « chapeaux » et textes en exergue sont de la responsabilité de la rédaction de la revue qui se
réserve le droit de modifier ceux qui sont proposés par l’auteur.

Par CRISTOL DENIS - Publié dans : Recherche - Communauté : Apprendre et enseigner le leadership
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 22:08

 

 

compagnonnage.jpg Le compagnonnage français et ses traditions font parti du patrimoine immatériel du pays. Bien plus que son folklore auquel certains le cantonne, le compagnonnage offre une vrai vision de la formation.

 

Dans son enquete sociologique, Anne Guedez révèle toute la richesse d'une structure sociale originale et d'un paysage mental.

 

Elle commence par donner une actualité du compagnonnage moderne né en 1941. Puis dans un premier chapitre, elle décrit la façon spécifique de concevoir simultanément éducation et instruction. Les valeurs spécifiques du compagnonnage sont rappelées. Est ainsi valorisé une morale des vertus, l'idée que le travail fait l'homme, l'idée de l'exigence du bon ma^^itre, de la fierté ouvrière, du refus du travail en miette au profit du métier complet, une certaine image de l'homme ou la main et l'esprit ne sont pas séparés.

 

Le deuxième chapitre parle du tour de france et du tour d'europe, de l'apprentissage culturel et social. Le parcours codifié, l'entrée dans "l'age d'homme", le regard des autres, l'appartenance ouvrière, la transmission, le surpassement, le temps maitrisé, l'adoption et les raisons du secret sont exposés.

 

Le troisième chapitre évoque l'organisation communautaire. Il s'agit de spécifier la présentation de soi, l'appartenance à un espace collectif, l'accès à un ordre, les normes de la vie collective, l'exclusion de lal femme,  la figure de la mère, l'écoute des vagabons.

 

Le quatrième chapitre parle de la production imaginaire et de la vie symbolique. C'est ainsi que l'auteur évoque les mythes de la naissance, l'ame de l'outil, la fin de la chanson, les rites, l'exigence de bonne parole, l'encyclopédie du métier ou encore l'ordre de la fete.

 

Le cinquiéme chapitre forme la conclusion. Il montre encore l'enracinement de la conscience ouvrière dans le compagnonnage le lien avec le syndicalisme ou la greve. L'ouvrier du compagnonnage semble un idéal, un modèle à diffuser, à un moment où les métiers se transforment.

 

Visite du musée du compagnonnage en bonus :

 


 
Par CRISTOL DENIS - Publié dans : Fiches de lecture - Communauté : Apprenance
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 07:51

 

 

pearltree.jpgVoici un outil d'apprentissage et d'organisation de la connaissance à la fois convivial, simple et collaboratif.

 

Il permet de créer des arborescences, de les lier et de les partager avec d'autres apprenants qui peuvent aussi les enrichir.

 

Il suffit de se connecter de rencenser les informations pertinentes sous forme de liens vers des vidéos, des sites, des documents puis d'organiser une intention d'échange ou d'apprentissage.

 

 

 

 

 

Exemple de Pearltrees cliquez -> Apprenance

 

L'exemple donne accès à:

- un ensemble de sites dédiés à l'apprenance

- une bibliothéque de l'apprenance 100 résumés d'ouvrages

- l'accès direct à des ressources (vidéo, PDF, power point) pour se former seul à l'ingénierie de formation au niveau Master

Par CRISTOL DENIS - Publié dans : Apprendre - Communauté : E-learning
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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 06:35

 

 

 

p1000285.jpg

 

Merci à tous les visiteurs qui m'encouragent à poursuivre l'animation de ce blog.

Vous êtes 5000 par mois à suivre et diffuser régulièrement ce qui est partagé.

N'hésitez pas à laisser des commentaires pour faire progresser la démarche, ou améliorer la présentation des sujets proposés.

Denis

Par CRISTOL DENIS - Publié dans : Tribunes - Communauté : Apprenance
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 21:30

 

 

 

1re_HD_LE_CAHIER_DE_JEUX.jpgEt si le management servait à se décontracter, s'amuser?

 

Et si apprendre autrement pouvait nous saisir sur la plage au détour d'un jeu?

 

Et si l'on pouvait faire découvrir au plus grand nombre le management au détour d'une grille de mots croisés?

 

Et bien voici un tentative de nous dégourdir par le jeu

 

 

 

 

Et pour conclure citons Mark Twain pour lequel "Le jeu c'est tout ce qu'on fait sans y être obligé"

 

Par CRISTOL DENIS - Publié dans : Mes publications - Communauté : Apprendre et enseigner le leadership
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 07:13

 

 

Teritorial éditions s'intéresse à une cible de lecteurs qui représentent prés de 1,8 millions de personnes travaillant dans la fonction publique territoriale. L'ouvrage de Jean Paul Beucher concerne plus particulièrement les cadres territoriaux. Si le nombre de cadres A rapporté à l'ensemble est inférieur à 10%, le nombre de managers, chefs d'équipe, responsables menant et organisant des collectifs peut être estimé à dans une fourchette omprise entre 300 000 et 400 000 personnes au minimum. Autant dire qu'il s'agit en France du plus fort contingent de meneurs d'hommes !

 

Le guide pratique proposé pour aider à la prise de fonction des cadres issus d'un concours ou sortis du rang a été rédigé par un praticien ayant vécu une carrière dans différents établissements publics en qualité de directeur général des services et d'un homme passionné de formation ayant également exercé la responsabilité de direction d'une école de formation.

 

L'ouvrage est certainement à l'image de cette toute nouvelle fonction publique territoriale : pragmatique et clair.

 

Aprés avoir précisé les particularités du management public territorial, l'auteur décline ce qu'il est bon de connaître pour diriger. Il décline les savoirs, les savoir-faire, les savoir-être et les savoir faire-faire pertinents, puis il s'intéresse au temps de l'action. Cette dernière partie interroge particulièrement le rapport au territoire et à l'élu.

 

Si l'on regrettera une panoplie d'outils datés de plus de 50 ans (pyramide de Maslow, diagramme d'Ishikawa, diagramme de Pareto et SMART etc.), on appréciera les conseils pratiques de l'homme de terrain qui émaillent le texte.

Par CRISTOL DENIS - Publié dans : Fiches de lecture - Communauté : Apprendre et enseigner le leadership
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 21:17

 

 

SOL13.gifJ'ai eu le plaisir et l'honneur de contribuer à ce numéro 13 de SOL.

J'ai encore plus de plaisir à le présenter.

 

SOL est une organisation inspirante qui aide tous les acteurs de changement. L'association fondée sur les travaux de Peter Senge ("La cinquième discipline") promeut des approches systèmiques.

 

Ce numéro 13 aborde les questions de la métamorphose des entreprises sous deux angles :

 

- le système de l'enseignement supérieur

- l'entreprise

 

Les actions, entreprises personnalités qui prennent la parole dans ce numéro se placent en rupture des discours conventionnels. Les exemples proposés bouleversent les représentations et montrent comment aujourd'hui une révolution socio-culturelle est en marche. Chacun trouvera à l'intérieur de ce numéro matière à penser, apprendre et à agir autrement.

Par CRISTOL DENIS - Publié dans : Fiches de lecture - Communauté : Apprendre et enseigner le leadership
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 22:20

 

 

 

La perspective de développer une culture de l’apprenance et des attitudes proactives de la part d’apprenants conduit à interroger la façon dont sont conçus les environnements apprenants. Par environnement apprenant nous comprenons la combinaison  de trois dimensions :

  1.  Le rapport à la connaissance,
  2.  Les lieux et moments propices à l’expression de la connaissance,
  3.  Les interactions humaines qui portent la connaissance.

Ces trois dimensions vont être explorées et mises en regard d’exemples concrets.

Le rapport à la connaissance dans une perspective énactive

La réflexion sur les caractéristiques des environnements apprenants à suivre part d’un regard porté sur la connaissance. Elle s’inscrit dans une épistémologie phénoménologique de la connaissance dans laquelle l’action est le moteur et le résultat de l’apprentissage. Le parti pris retenu admet d’une part, que l’on connaît ce que l’on éprouve et d’autre part, que nos sensations nourrissent notre entendement. Dans le même temps, ce qui nous est donné à connaître par nos sens peut faire l’objet d’analyse. Lorsque les intuitions issues de nos sensations et les concepts se rencontrent la compréhension des phénomènes grandit. Des processus d’inférence s’enclenchent par induction ou par déduction.  Simultanément, l’action nous motive et nous enseigne. Plus encore, l’action place à portée de chaque individu de nouveaux objets de connaissance.  Il est même possible de distinguer plusieurs zones distinctes de connaissance. « Ce que connaît la main » diffère de ce que connaît l’œil. La main et les objets saisissables à portée constituent  un tout.  Avec les neurones-miroirs, Rizzolatti, chercheur en sciences  cognitives montre des holomorphismes entre la pensée et l’action. Les mêmes groupes de neurones sont activés chez celui qui agit et celui qui voit l’action. Dans cette perspective énactioniste, l’individu est lié à l’environnement. Il y a un lien étroit entre le sujet et l’objet de l’entendement. L’entendement est alors la façon dont l’objet prend forme dans un ensemble.  Quand un individu se déplace, la distance à l’objet change. Toute action induisant un déplacement transforme l’objet de la connaissance. Le sujet et l’objet sont liés et non disjoints car l’environnement est autant dans le sujet que dans l’objet. Cette perspective souligne l’importance de la situation. La situation peut se définir comme la rencontre d’un lieu, d’un moment et d’un ensemble d’interactions humaines. Trois exemples d’environnements apprenants vont illustrer ce propos.

La galerie 104 : lieu d’émergence créative

GALERIE-104.jpg La galerie 104 est un lieu hybride qui se situe dans le XIXe arrondissement de Paris. L’histoire du lieu imprègne l’ambiance. Le bâtiment a été créé en 1873 et appartenait au diocèse. Il devient propriété de l’état qui le transforme pour y établir le service municipal des pompes funèbres qui devait être rendu à chacun quelque soit sa condition. Jusqu’à  1400 collaborateurs ont investi les lieux. L’implantation de la galerie 104 dans le  quartier du bassin de la Villette, en pleine réhabilitation, offre une nouvelle énergie et de nouvelles fréquentations au lieu. Il est pour moitié lieu de culture pour moitié lieu d’associations. Il rassemble dans un arrondissement métissé, une variété d’intentions. Une intention d’exploration s’exprime dans des installations d’art contemporain. Une intention sociale s’exprime aussi. Le bâtiment abrite des alcôves dans lesquelles des compagnies de danseurs amateurs s’agglutinent et s’entraînent.  A proximité se côtoient des performances de hip-hop, un jardin d’enfants, une librairie engagée, une scène de musicien, un labyrinthe éphémère de carton, un restaurant tenu par un chef étoilé, un échange libre de livres, un dépôt des chiffonniers d’Emmaüs. L’ensemble construit un tableau  chamarré, bruyant et coloré. La galerie 104 offre une multiplicité de choix et d’ateliers pour tous les âges. Des ateliers artistiques gratuits ou payants, improvisés ou non se succèdent. Ils attirent des publics différents. Les intentions artistiques plus élitistes rencontrent les projets d’associations et d’artistes locaux qui peuvent louer des espaces d’expression pour des sommes modiques. Cet environnement est conçu pour la création et l’émergence de projets plastiques, théâtraux ou musicaux. Il autorise des rencontres. Il  promeut des courants divergents. Il accueille des idées, leur fait l’hospitalité. Il incite à être attentif à des sons. Il ouvre à la remise en question. Il incite à la critique. La cohérence du lieu est le fait de son insertion dans un espace social et un territoire populaire. Il porte en soi le symbole d’un renouveau. Il se tourne vers le futur.

Un incubateur  au cœur d’une grande école

INCUBATEUR.jpg Cet incubateur a été conçu au cœur d’une école de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris Advancia (aujourd'hui Novancia). Il est situé dans un quartier central de la capitale. Il a souvent été présenté comme le cœur de l’école par ses promoteurs. Il est aussi bien destiné aux étudiants de la grande école qu’aux porteurs de projets externes sélectionnés sur la qualité de leur ambition entrepreneuriale. Il vise à préparer les futurs entrepreneurs dans la création d’entreprises sociales, technologiques ou artistiques. Il permet de socialiser de futurs entrepreneurs aux postures spécifiques de l’entrepreneuriat. L’incubateur assure une connexion forte entre les membres de l’école et le monde des affaires. Les liens sont constitués par le truchement d’une multiplicité de relations avec un réseau de business-angel, des dirigeants en activité, un club d’entrepreneurs, des associations professionnelles connectées au monde de la création d’entreprise. Des accords sont passés avec des hôtels d’entreprise pour faciliter les premiers pas des jeunes pousses. Les « gazelles », entreprises à fort potentiels,  sont orientées vers des programmes de mentorat entrepreneurial. Des événements au sein de l’école alimentent le calendrier des porteurs de projets, conférences, témoignages  de dirigeants, journée  de l’entrepreneur, challenge de création d’entreprises en « 24 h chrono », crash-test des projets auprès de vrais dirigeants et banquiers. Non seulement les porteurs de projets sont placés dans cet environnement nourricier, mais ils bénéficient aussi de programmes spécifiques d’incubation ou de pré-incubation selon l’avancement de leur projet. Un système de coaching élaboré permet de « prendre soin » de l’écologie du projet du futur entrepreneur.  L’environnement proposé est riche d’interactions humaines et se nourrit des événements et des rencontres avec la variété des personnalités fréquentant l’école, chercheurs chefs d’entreprises, coach, autres entrepreneurs. En tant que lieu de vie ouvert sur le monde local, national et même international, l’école offre un cadre propice à l’émergence puis à la maturité d’idées nouvelles.  Cet environnement est conçu pour étayer la motivation des porteurs de projet, les aider à défricher et avancer plus vite et plus sûrement dans la création d’entreprises innovantes.

La cité des sciences et de l’industrie

CITE-DES-SCIENCES-ET-DE-L-INDUSTRIE.jpg La cité des sciences et de l’industrie est installée dans un ancien quartier ouvrier au Nord de Paris. Elle est portée par une grande ambition culturelle et technologique. Il s’agit de faire se rencontrer le grand public et des équipements permettant de se familiariser avec la science et l’industrie. De multiples activités sont rassemblées : expositions scientifiques, colloques, débats, cinéma d’avant-garde, activités d’initiation pour les enfants plus jeunes à la science et aux métiers. Dans le même lieu, pôle emploi, réseau information VAE et service d’information sur les formations initiales et continue sont regroupés. A proximité, des lieux d’agrément, des cinémas, des jardins, des restaurants et d’autres espaces d’exposition  et de conférence thématiques complètent l’ensemble. Cité des sciences et de l’industrie et  cité des métiers se font écho dans l’intention de découvrir le monde y trouver du sens et y prendre sa place. Là aussi, une variété d’acteurs se croise : chercheurs, étudiants, conférenciers, visiteurs peuvent fréquenter la même médiathèque, partager des instants ensemble. Le lieu propose une multitude  d’espaces et de programmations qui sont autant de tentations, et permettent surprise et étonnement. Cet environnement prend toute sa force d’un flux de visiteurs et de  motivations  singulières. L’offre dense concourt à attiser la curiosité et l’envie d’en savoir plus. Les curieux ont loisir de devenir des amateurs qui ont la possibilité d’aller jusqu’à se transformer en professionnels.

Les points communs de ces environnements apprenants

Ces trois environnements sont apprenants car ils sont pensés pour stimuler l’envie d’apprendre et créer les conditions de s’engager. Pour cela plusieurs caractéristiques sont combinées :

-          L’orientation vers les tendances futures, l’anticipation, les dernières avancées techniques aide les utilisateurs à se projeter  dans le futur

  •  Les intentions des promoteurs finissent par s’enrichir au fur et à mesure que le lieu vie
  •  Les idées reçues y sont bousculées
  •  Le flux de public et le mouvement continue dégagent une énergie favorisant l’action
  •  La variété des visiteurs et intervenants sont maximales
  •  Les  intervenants sont soit salariés soit bénévoles ce qui offre un mélange de passion et de professionnalisme
  •  Les interactions humaines constituent un réseau dense
  •  La découverte et le plaisir sont le moteur de la curiosité
  •  La présence d’une multiplicité de goût, de couleur, de mouvements, de formes constituent autant de stimulation
  • Les lieux sont plurifonctionnels
  • Les choix d’activités libres ou programmées renforcent le sentiment de maîtrise
  • Les activités proposées incitent à être plus acteurs que spectateurs
  • La fréquentation de ces environnements incite au récit une fois l’instant passé

La façon d’apprendre dans de tels environnements tient de l’apprentissage informel. Elle est marquée par :

 

  • Le brassage des idées et des personnes
  • L’imprégnation et la coaction dans les activités proposées
  • L’imitation, la copie, le décalage
  • L’emprunt, le détournement, l’improvisation
  • Le mélange des codes et des sens
  • Les flux de propositions, les stimulations multiples, les aléas
  • Le bricolage, le réemploi, de temps, de sens, de matière
  • La surprise, la découverte, l’inattendu
  • La prise de décision
  • La circulation des idées

Ces trois lieux forment comme des nœuds qui attirent les activités, l’inspiration ou les idées nouvelles. Ils sont des attracteurs d’énergie de sens au service de la créativité, de l’entrepreneuriat ou de la diffusion d’une culture technique. L’effet de rassemblement de personnes et d’activités produit une accélération dans la maturation des projets. Ils agrègent des informations et rendent visibles de nouvelles formes. Ils ont toutes les caractéristiques de la sérendipité, c'est à dire qu'ils facilitent la créativité par la rencontre de l'intelligence et du hasard.

Par CRISTOL DENIS - Publié dans : Apprendre - Communauté : Apprenance
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 08:37

 

 

implicite.jpg Les auteurs tous deux docteurs en sciences psycho-pédagogiques s'intéressent aux habitudes sociales incorporées qui jouent avec force sur le développement de tout individu. Ils cherchent à montrer le rôle de l'éducation "une violence symbolique" sur le développement de l'identité d'un individu.

 

Trois chapitres composent l'exposé.

 

Le premier chapitre brosse une approche théorique de l'éducation implicite. Les images guidantes et les pratiques éducatives parentales sont mobilisées pour expliciter comment les informations sont agencées. Les différents processus à l'oeuvre sont décrits la socialisation intime, les habitudes, le conflit de schèmes, l'intériorisation et l'incorporation, le carré dialectique, la réflexivité individuelle, la réflexivité sociale et les contraintes de la mémoire sociale, l'éducation implicite dans le carré dynamique, la transmission de la vie psychique, l'éducation implicite en situation de précarité, le sentiment d'inefficacité personnelle.

 

Le deuxième chapitre a pour objet de nous éclairer sur l'éducation nouvelle et les logiques d'insertion. C'est ainsi que la nouvelle modernité est annoncée, le débat entre rationalisation versus subjectivation est précisé, de même que le débat entre explication universelle et responsabilité individuelle. Les tendances du primat du pragmatisme et la généralisation de l'hédonisme sont situées dans une époque marquée simultanément par une crise institutionnelle et le retour de l'éthique. Dans ce contexte les trajectoires biographiques familialistes, fonctionnalistes, héritants, contractualistes, prothésistes prennent leurs significations. Le débat sur la reproduction n'est pas oublié. Il intégre des constats et de nouvelles analyses incluant le concept de résilience.

 

Le troisième chapitre rassemble les principaux constats sur la construction de l'identité. Le paradigme des besoins sociaux qu'ils soient affectifs, cognitifs, sociaux ou idéologiques sont rappelés. L'outillage d'une analyse descriptive comprenant des questionnaires et l'analyse univariée ou multivariée est précisée. Ce temps de précision de la méthode permet de comprendre la portée des analyses hiérarchiques ou implicatives et autorise à faire des relations entre le vécu psychosocial et la performance scolaire.

 

La conclusion revient sur les rôles essentiels de l'éducation implicite comme violence symbolique cachée. Elle témoigne de la façon dont un individu reformule en permanence son système éducatif, tout en gardant en mémoire des logiques familiales qui sont autant de points d'ancrages stables.  Les parents répondent aux besoins psychosociaux de leurs enfants selon leurs modèles éducatifs de référence. Parfois ils sont capables d'adopter des pratiques d'autres groupes autorisant des trajectoires différentes. C'est là que les auteurs utilisent l'idée de résilience. Mais cette résilience est prise entre conformité aux groupes d'appartenance et mise en place d'une pensée créative. Les écarts sont parfois forts et s'étalent alors sur plusieurs générations.  Alors pourquoi ne pas permettre aux parents de découvrir d'autres pratiques éducatives pour sortir de leurs habitus sociaux? Il s'agit en effet pour les auteurs de répondre à une variété de besoins psychosociaux. Ils montrent en effet qu'un lien est établi entre vécu psychosocial forgé par l'éducation implicite et performances scolaires. Il semble que la souffrance psychosociale (affective, cognitive ou sociale) ait des liens avec les résultats scolaires défavorables. Une solution proposée par les auteurs est de mettre en place des groupes de soutiens à la réflexivité quand les familles s'interrogent sur la dissonance entre leurs pratiques et les situations rencontrées.

Par CRISTOL DENIS - Publié dans : Fiches de lecture - Communauté : Apprenance
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 06:32

 

 

vitraux.jpg Jean Michel Besnier nous invite à philosopher sur les mécanismes producteurs du savoir, normal direz vous pour un philosophe enseignant à la Sorbonne. Son texte posséde des vertus épistémologiques, car il nous invite à interroger les sources et les voies de la connaissance. Il pose en préambule qu'une théorie de la connaissance s'accorde sur la distinction entre le sujet qui connaît et l'objet à connaître. Son propos évoque donc une expérience cognitive.

 

La première partie brosse la controverse philosphique sur la connaissance. Ce serait au sortir de la renaissance que que les pouvoirs humains de connaître se développeraient et marqueraient une rupture  avec la synthèse léguée par Aristote aux pères de l'église. La collection des faits, les récits de voyages, les traductions antiques sont réinterrogés. Le doute point quant à l'intelligibilité de la globalité. Une rupture est marquée avec le théologique. La science des hommes s'intéresse au monde visible. La recherche de la vérité et son articulation au divin est une constante des théories de la connaissance à cette période qui nous donnera Nicolas de Cues ou Descartes. L'idée antique que "l'homme est la mesure de toutes les choses de l'existence" établit un lien entre sentir et connaître. Le savoir serait issu de la sensation. Cette idée limite l'accord entre les hommes d'une part et engage la dimension ontologique d'autre part.

 

Une définition minimale de la connaissance proposée par Piaget caractérisant le processus cognitif serait "la mise en relation d'un sujet et d'un objet par le truchement d'une structure opératoire". Ce faisant cette définition nous fait pénétrer dans le monde de la logique. Toute théorie de la connaissance nous ferait évaluer la part qui revient au sujet et celle qui revient à l'objet dans la constitution d'un savoir. Dés lors la réflexion philosophique sur l'acte de connaître  s'articule sur la question de savoir si la connaissance n'est que le résultat d'un enregistrement dans le sujet d'information déjà organisées ou bien si elle est produite par le sujet qui possède la faculté d'agencer les données immédiates de la perception. Cette question forme l'opposition entre le réalisme et l'idéalisme et interroge la réceptivité du sujet. L'époque moderne sera marquée par les démonstrations des empiristes (Locke, Berkeley, Hume) et des positivistes. De cette époque subsiste encore l'idée de l'esprit-seau qu'il suffirait de remplir à l'aide de nos sens. Cependant cette théorie se heurte vite au constat qu'il ne suffit pas de regarder ou d'entendre pour savoir. Les erreurs qui se glissent dans le processus jouent un rôle. Au XVIIe siècle la réflexion sur le pouvoir de connaître s'intéresse alors au rôle de l'expérience. S'opposent alors l'empirisme et le rationalisme : les philosophes soucieux de clarifier les données de l'expérience (Locke) ou ceux tournés vers les certitudes du sujet cognitif (Descartes). La formule "rien n'est dans l'esprit qui ne vienne des sens (empirisme), si ce n'est l'esprit lui même (rationalisme), résume le débat. Politiquement l'empirisme est favorable à l'investigation et à l'émancipation pendant que le rationalisme requiert le pouvoir transcendant d'une nature providentielle ou d'un Dieu. Les deux approches mobilisent induction et déduction pour poser leurs raisonnements. Avec la proposition de distinguer d'une part des sciences qualifiées de déductives ou rationnelles et des sciences qualifiées d'inductives ou expérimentales.

 

Une distinction trop prononcée entre approche empirique et approche rationaliste semble à écarter car si toute connaissance dérive de l'expérience comment expliquer que nos concepts dépassent les renseignements donnés par nos sens? Cette question interroge le principe de causalité des causes et des effets. La science étant bâtie sur des relations de cause à effet a parfois tendance à joindre des phénomènes contigus. En fait les inférences sont souvent le fait de croyances qui passent parfois mal le seuil du temps ou d'une répétition d'expérience. Connaître serait alors avant tout croire. Kant s'efforce d'articuler les raisonnements synthétiques et analytiques. Pendant que les jugements synthétiques lient des intuitions à des concepts, les jugements analytiques lient un prédicat et un sujet sur le mode de l'identité. Avec un jugement synthétique un résultat est signifié, avec un jugement analytique, un résultat est explicité. Les jugements synthétiques se distinguent de la métaphysiques car ils safisfont aux conditions de réalisation d'une expérience possible. Pour Kant les objets se proposeraient à notre connaissance et nous devons avoir une intention à leur endroit   "nous ne connaissons a priori des choses que ce que nous y mettons nous mêmes". L'association d'une intuition et d'un concpet est indispensable pour que nous apparaisse quelque chose susceptible d'entrer dans la sphère d'une expérience. La façon de résoudre les contradictions entre empiristes et rationalistes ne satisfait pas  Karl Popper. Pour lui, une théorie de la connaissance doit être objectiviste. C'est à dire qu'elle interrogera les contenus des conceptions scientifiques davantages que les modalités qui les rattachent au sujet connaissant. Karl Popper tout en s'attachant à la théorie antique que la vérité consiste dans la correspondance de nos idées avec la réalité. Alors, dans le jeu des essais et erreurs qui consite à retrouver cette correspondance, une réfutation doit être possible. Un énoncé est réputé scientifique s'il est falsifiable donc  réfutable. D'autres approches tenant du behaviorisme viennent écarter l'idée de "l'oeil intérieur" et l'idée que l'esprit serait un miroir de la nature. Elles se contentent de "description fonctionnelle des termes, énoncés et arguments [...] qui entrent dans la la formulation des théories.

 

La deuxième partie s'efforce d'exprimer une métaphysique de la connaissance et l'explorationde nouveaux liens.

  1. connaître c'est computer : l'ordinateur est pris pour modèle d'explication du fonctionnement de la connaissance
  2. connaître c'est connecter : le cerveau et la complexité du cerveau est donné en exemple
  3. connaître par la sélection naturelle : les circuits neuronaux les plus performants sont sélectionnés par la pression de l'environnement ("darwinimse neuroanl")
  4. connaître c'est faire émerger : c'est l'action qui fait émerger la connaissance. Il n' y a pas de séparation entre la connaissance et l'action ("doctrine de l'énaction" de Francisco Varela)

Un dernier développement est réalisé dans l'investigation des liens entre recherche et religiosité. La question du sens est abordée.

 

La conclusion nous remémore l'idée que la connaissance est le privilège des hommes qui se savent mortels.

Par CRISTOL DENIS - Publié dans : Fiches de lecture - Communauté : Apprenance
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  • CRISTOL DENIS
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  • Docteur en sciences de l'éducation, coach et auteur de "Management et communication : 100 exercices", "Innover en formation", "La fabrique des managers", "50 conseils pour développer l'envie d'apprendre"

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