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Publié par CRISTOL DENIS

 

Le narrateur se saisit de l’entretien et tourne son propos vers toutes les formes d’apprentissages appréhendées. Il utilise le dialogue offert pour mettre de l’ordre dans les différents temps qui l’ont doté d’un menu d’apprentissage. Chaque saynète associe un temps fort d’acquisition, une méthode, et un protagoniste. Si le récit respecte une chronologie biologique, les anecdotes pèsent de tout leur poids dans la démonstration. Tout commence à la façon de  « il était une fois » ou plus exactement  « j’ai eu la chance de commencer dans l’entreprise en tant que vendeur débutant ».  Chaque motif énoncé étaye la thèse d’un apprentissage autodirigé. Ainsi la progression de la carrière et le timing qui facilite une assimilation « moi j’ai suffisamment à raison de 2 ans dans le poste avant d’en changer … Et à chaque fois ça m’a permis de me poser et de franchir les marches les unes après les autres ». La formation initiale qui instruit sur la façon de lire des tableaux de bord mais délaisse le management est peu valorisée. Elle est ressentie comme une injustice,  car elle n’est pas sanctionnée par un diplôme. La formation en alternance joue un rôle de transition vers l’emploi « Je suis entré dans l’entreprise en alternance. J’ai vite arrêté parce que ça m’a plu tout de suite et je ne voyais pas le lien avec l’école ». La relation avec un manager qui l’observe et qui est observé en retours est source d’enrichissement. Le tutorat sur le terrain oblige à prendre du recul : « si tu es dans l’action, dans le rayon, un samedi après midi  ou il y a beaucoup de monde tu ne voies pas les gens travailler parce que tu es tout de suite pris avec le client etc. tu n’as pas de recul, tu n’as pas de vision. Traverses l’allée et mets toi de l’autre côté regarde les travailler et tout de suite ça va t’apparaître ». La VAE une opportunité de prendre « une revanche sur la vie » oblige à formaliser et à se confronter à son expérience  « quand la première année j’ai vu qu’il y avait de la VAE j’ai sauté dessus ». « Quand on fait de la VAE on a plus de temps on peut creuser plus facilement, mais la difficulté c’est d’essayer de transposer justement ce vécu sur du papier en tout cas de mettre des mots et voilà de compartimenter correctement pour que cela soit compréhensible. » Puis vient le stage de cadre en pépinière, 4 mois en doublon avec un directeur sur le terrain.  Les apprentissages informels au gré des équipes et des responsables se succède, jusqu’à un événement apprenant clé : l’ouverture d’un nouveau magasin. Celui-ci est une opportunité d’apprendre plus intensément avec le soutien d’un groupe de pairs informels, « on était assez soudé 4 directeurs de magasins, 4 magasins en même temps ». L’investissement individuel et l’engagement personnel sont relevés. Ils prennent la forme d’un apprentissage par soi-même sur internet « quand on tape des mots clés on tombe forcément sur des thèses des choses comme ça des articles et on peut s’en inspirer dans son métier ». La formation continue est appréhendée comme un rappel de ce qu’il faut savoir sur soi et sur les autres. Même le sport est mis à contribution comme moyen de se fixer des challenges personnels, de tester ses limites et d’assouvir une curiosité vers de nouvelles technologies. Au tamis de l’expérience, le récit met en valeur des méthodes d’apprentissages. Sans renier la part de l’autre dans la fabrication, l’auto-fabrication est valorisée jusqu’à souhaiter une nouvelle VAE pour reconnaître ce parcours d’autodidacte.

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